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Un an après les premiers cas de covid-19 l’origine du virus reste un mystère

D’où vient le SARS-CoV-2 ? De la chauve-souris ? D’un accident de laboratoire ? Comment s’est-il introduit dans la population humaine ? Quand et où ? Bref, comment tout cela a commencé ?

La question mobilise des équipes entières de microbiologistes et généticiens qui s’acharnent à trouver des indices parmi les 30 000 nucléotides constituant le génome du nouveau pathogène.

Un an environ après les premiers cas officiels de la maladie, plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer son origine Les experts du monde entier tentent de reconstituer l’histoire de ce virus.

Comme le SRAS et le MERS, ce coronavirus a forcément émergé du monde animal.

 Au début de l’épidémie, tous les regards s’étaient tournés vers le marché de Wuhan, où se vendent des produits de la mer et toutes sortes d’animaux sauvages vivants.

Depuis le début de l’épidémie, les virologues analysent les séquences génétiques de virus issus de diverses espèces, afin de comparer leurs 15 gènes à ceux du virus présent chez les malades de Covid-19.

Des chercheurs chinois ont rapproché le virus infectant l’humain au virus RaTG13 retrouvé chez des chauves-souris de l’espèce Rhinolophus affinis vivant dans la province chinoise du Yunan : leurs deux génomes étaient identiques à 96%.

Une étude du laboratoire de biosécurité de Wuhan publiée en février 2018 révélait la présence d’anticorps aux coronavirus de chauve-souris chez près de 3 % des villageois testés dans le district de Jinning, dans le centre du Yunnan.

Une autre thèse se fait aussi entendre : celle de l’intervention d’une espèce intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. Une nouvelle étude montre l’existence chez des pangolins d’un virus proche à 99% du SARS-Cov-2.

Cette étude montre que les pangolins sont une deuxième espèce réservoir des coronavirus dangereux pour l’homme ; fort probablement, ils en sont porteurs sans qu’ils aient nécessairement été mordus par des chauves-souris.

Une autre hypothèse se fraye un chemin à présent : que “notre” coronavirus soit issu d’une recombinaison génétique (naturelle) entre un virus de pangolin et un virus de chauve-souris.

L’enquête sur tous les acteurs de la pandémie actuelle permettrait d’en maîtriser la source, et cela devrait aussi inspirer de nouvelles stratégies pour bloquer l’émergence d’autres virus à l’avenir.

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